Clohars-Carnoët [klɔaʁ kaʁnwεt] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Ses habitants se nomment les Cloharsiens.

Cette commune inclut la station balnéaire du Pouldu et le port de Doëlan.

 

Nom

Le nom de la commune a évolué à travers le temps : Plebe Clutgual en 1031, Cluduual en 1139, Clouhal au XVIe siècle, Clouhar au XVIIe siècle. Clohars vient du vieux breton clut (renommée) et uual (valeur).

Pour la différencier de son homologue, à savoir Clohars-Fouesnant, on lui a associé le terme Carnoët, désignant la forêt qui occupe la partie nord de son territoire.

Ce deuxième élément, Carnoët, vient du vieux breton carn (tas de pierre, tumulus), dont dérive le mot français cairn, auquel est associé le suffixe collectif etum. Un tumulus existe encore près des ruines du château de Carnoët.

 

Géographie

Situation

Localisation de la commune de Clohars-Carnoët dans le Finistère.

 

Clohars-Carnoët est une commune du littoral atlantique située à l’extrémité sud-est du département. Elle est bordée à l’est par la Laïta, ria qui la sépare du Morbihan. Elle est reliée à ce département par le pont Saint-Maurice (route de Clohars-Carnoët à Guidel) et par un passage bateau intermittent entre le Pouldu et Guidel-Plages (passage piéton uniquement).

Les communes limitrophes sont : Moëlan-sur-Mer à l’ouest, Quimperlé au nord, Guidel (Morbihan) à l’est.

Selon les définitions de l’INSEE2, Clohars-Carnoët est une commune urbaine du type « ville isolée » qui ne fait partie d’aucune aire urbaine, bien que limitrophe de l’aire urbaine de Quimperlé, mais appartient, comme Quimperlé, à l’espace urbain de Lorient-Vannes.

Clohars-Carnoët fait partie du canton de Quimperlé et de l’arrondissement de Quimper.

Les agglomérations de la commune

Le bourg de Clohars-Carnoët se situe à l’intérieur des terres.

La commune a deux petits ports, Le Pouldu3, à l’embouchure de la Laïta, et Doëlan, niché au fond d’une anse, près de la limite avec la commune de Moëlan-sur-Mer. Le Pouldu a connu un développement important du fait de l’activité touristique.

Géographie physique

Plan de la commune de Clohars-Carnoët

 

À l’exception du Pouldu et de la crique de Porsac’h, le littoral consiste en falaises rocheuses. Le sentier des douaniers (GR 34) longe la côte dans sa totalité.

La station balnéaire du Pouldu occupe une ancienne zone dunaire qui a été en grande partie rasée. On y trouve trois plages de sable fin : les Grands Sables, Bellangenet et Kérou.

La commune compte 660 ha de bois. Les secteurs boisés se situent au nord du bourg. Outre la forêt domaniale de Carnoët (ou de Toulfoen), une futaie de hêtres et de chênes qui occupe 185 ha à l’extrême nord-est, il y a le bois de Saint Maurice et le bois de Kerquilven.

Économie

La présence de vergers de pommiers est à l’origine de la production locale de cidre.

Le Pouldu est une station balnéaire très fréquentée en période estivale.

Les éditions du Sextant sont installées au Pouldu depuis 2008.

Doëlan a longtemps été le lieu de la conserverie, connue sous la marque « Captain Cook », qui se trouve actuellement sur la zone industrielle de Keranna, située au nord du bourg.

 

Histoire

Préhistoire

L’occupation humaine est ancienne.

Des hommes sont déjà présents il y a plus de 300 000 ans (Homme de Néanderthal). Un très beau site de taille du moustérien a été découvert sur la commune utilisant une roche locale entre calcédoine et jaspe4, ainsi que quelques outils très primaires (bifaces)5. Il est probable que, comme Plouhinec (site de Menez-Dregan), Clohars-Carnoët possédait des abris en bordure de mer.

Au Néolithique, l’occupation humaine est attestée par la présence de dizaines de menhirs et d’allées couvertes dolméniques.

Pour l’âge du bronze, 203 haches en bronze servant de monnaie primitive ont été mises au jour au village de Kervennou-Pouldu6.

Moyen Âge

Vers 1040 la comtesse Judith, épouse d’Alain Canhiart, fait donation à l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé du petit port de Doëlan qui devient un prieuré où les moines élèvent une chapelle à saint Gurthiern.

En 1170, le duc Conan IV donne aux moines cisterciens de l’abbaye de Langonnet plusieurs villages situés à proximité de la forêt de Carnoët. En 1177, Saint Maurice, alors abbé de l’abbaye de Langonnet, y fonde près des rives de la Laïta une abbaye dénommée Notre-Dame de Carnoët, dont il est l’abbé jusqu’à sa mort en 1191. L’abbaye prend plus tard le nom d’abbaye Saint-Maurice-de-Carnoët7[réf. incomplète].

Temps modernes

Le 31 septembre 1746, une flotte anglaise de 52 navires débarque 5 000 hommes au Pouldu dans le but d’attaquer Lorient. Mais une fois arrivés sous ses murs ils n’osent pas attaquer la ville, alors que celle-ci était sur le point de capituler[réf. nécessaire]. Ils se rembarquent le 10 octobre, n’ayant perdu que 20 hommes. Ils mettent alors le cap sur Quiberon.

Epoque contemporaine

Plusieurs peintres de l’École de Pont-Aven ont aussi fréquenté le village du Pouldu. Un itinéraire appelé le chemin des peintres parcourt la commune, autour des tableaux représentant divers endroits qui ont inspiré ces peintres.

Évolution démographique depuis 1793 8

Évolution démographique
(Source : Cassini9 et Insee10)

Évolution démographique entre 1793 et 1851
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 469 2 532 2 353 2 725 2 795 2 830 2 850 3 146 3 332
Évolution démographique entre 1856 et 1896
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 072 3 125 3 466 3 389 3 480 3 572 3 623 3 717 3 771
Évolution démographique entre 1901 et 1954
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 010 4 355 4 539 4 474 4 328 4 287 4 284 4 226 3 931
Évolution démographique après 1962
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
3 919 3 539 3 284 3 406 3 678 3 867 3 956

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 René Le Floc’h Divers droite
mars 2008 en cours Jacques Juloux Divers gauche

Jumelages

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

De nombreux peintres ont séjourné au Pouldu :

Voir aussi

Bibliographie

  • Léo Kerlo et Jacqueline Duroc, Peintres des côtes de Bretagne. De Quimper à Concarneau. De Pont-Aven à l’anse du Pouldu, Éditions du Chasse-Marée, 2006.
  • Marie Le Drian, Au Temps des Baraques. Dans la Bretagne des souvenirs et des objets d’après-guerre, Liv’Éditions, 2007.
  • Pierre Le Thoër et Marcel Gozzi, Clohars-Carnoët au fil du temps, Liv’Éditions, 2008.
  • Marcel Gozzi et Isabelle Thieblemont, Clohars-Carnoët, la commune aux 170 villages, Liv’Editions, 2011.

Articles connexes

Liens externes

Source : Wikipédia

 

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